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Accueil du site > Programmes > Économie et techniques de construction > Présentations des séances > Histoire de la construction - 2011-2012 > Lundi 16 mai 2011

Lundi 16 mai 2011

 [1]

Déconstruction et démontage sur les chantiers médiévaux et modernes

Programme
Indroductionde Philippe Bernardi
Bibliographie

- Daniela ESPOSITO (Professore associato di restauro architettonico, “Sapienza” Università di Roma), « La déconstruction en images » [2]

Au Moyen Âge comme à l’époque moderne, la démolition d’un bâtiment était bien souvent le point de départ d’une nouvelle entreprise architecturale. L’expression médiévale « Chasteuz abatuz est demi refez » le rappelle, soulignant que déconstruction et reconstruction peuvent n’être considérées que comme deux phases d’une simple conversion des matériaux en une autre forme. C’est la démolition ou la déconstruction qui alimentait, accidentellement ou volontairement, en matières premières nombre de chantiers urbains C’est elle qui, bien loin du vandalisme aveugle à laquelle elle est souvent réduite, qui est à la base de la pratique bien attestée du réemploi. Partielle, la déconstruction accompagnait, en outre, les campagnes de réaménagements qui représentaient une part importante de l’activité des bâtisseurs.
Cette phase des travaux n’a toutefois que très peu intéressé les historiens de la construction. Est-ce faute de sources ? Le propos de la présente intervention est de montrer que l’iconographie, loin de se limiter à stigmatiser la destruction de Jérusalem ou de la Tour de Babel, peut nous éclairer dans ce domaine. Partant d’une sélection d’images des XIII-XVIIIe siècles (miniatures, estampes, gravures et peintures conservées en Italie, entre autres, à la Bibliothèque Casanatense de Rome, la Riccardiana de Florence, la Forteguerrana de Pistoia, en France à la Bibliothèque Sainte-Geneviève, la Bibliothèque Nationale de France, le Louvre, en Grande-Bretagne, la collection royale de Londres, la British Library, et à la Morgan Library and Museum à New York), nous verrons qu’elles peuvent nous renseigner sur des pratiques méconnues ; fournissant divers renseignements sur l’outillage des démolisseurs ou leurs modalités d’action.

- Riccardo SANTANGELI VALENZANI (Professeur agrégé de Méthodologie de la recherche archéologique à l’Université de Roma Tre), « La ville parasite : démontage et construction dans la Rome du haut Moyen Âge (IV-Xe siècle) » [3]

La présente contribution envisage la pratique de la réutilisation des matériaux de construction à Rome dans l’Antiquité tardive et au début de la période médiévale (entre le quatrième et dixième siècle), en mettant l’accent sur un certain nombre d’aspects. Tout d’abord, les dimensions même du phénomène mettent en évidence sa diffusion unique, qui affecte non seulement le décor architectural et les matériaux de revêtement (aspects sur lesquels a principalement porté jusqu’à présent l’attention des chercheurs), mais tous les matériaux utilisés dans la construction (briques, tuf, mortier, etc.), de sorte que nous pouvons dire que, pendant cette période, à quelques exceptions près, la ville n’a pas produit de nouveaux matériaux de construction.
Deuxièmement, nous aborderons la question de la pratique du démontage et de la récupération des matériaux d’un point de vue organisationnel, en montrant comment, dans la plupart des cas, ce phénomène n’a pas été spontané et incontrôlé, mais se présentait comme une affaire gérée et exploitée par les classes dirigeantes. Enfin, nous tenterons par quelques observations de revenir sur le débat récurrent entre une approche essentiellement fonctionnelle des réemplois et une vision plus idéologique de cette pratique.

L’intervento si pone l’obiettivo di analizzare la pratica del reimpiego di materiali da costruzione a Roma in epoca tardo antica e altomedievale (tra il IV e il X secolo), focalizzando l’attenzione su una serie di aspetti. Innanzitutto le dimensioni stesse del fenomeno, mettendone in luce l’eccezionale diffusione, che riguarda non solo la decorazione architettonica e i materiali di rivestimento (aspetti sui quali si è finora concentrata l’attenzione degli studiosi), ma tutti i materiali utilizzati nell’edilizia (mattoni, tufo, malta etc.), tanto che si può dire che, nel periodo considerato, con pochissime eccezioni, nella città non si è prodotto nessun materiale da costruzione nuovo. _ In secondo luogo si sono analizzati i dati utili a chiarire l’organizzazione della pratica dello smontaggio e del recupero dei materiali da un punto di vista organizzativo e di committenza, mostrando come nella maggior parte dei casi non si trattasse di un fenomeno spontaneo e incontrollato ma di una pratica diretta e gestita dalle classi egemoni. Infine qualche osservazione è dedicata a un dibattito ricorrente in questo ambito di studi, ovvero quello tra chi vede una funzione prevalentemente pratica e funzionale del reimpiego di materiali antichi e chi invece vi legge anche una valenza ideologica e celebrativa.

- Daniela ROSSI ,Laura GASSEAU, Pia Federica CHIOCCI et Rossella ZACCAGNINI, « Monuments comme carrières : un chantier de démantèlement dans la banlieue de Rome » [4]

Notre communication a pour but de présenter les traces laissées par la « déconstruction » médiévale sur un lieu de sépultures, dans la banlieue de Rome, le long de l’ancienne rue Flaminia, entre celle-ci et le Tibre. La partie de nécropole mise au jour comprenait, outre quelques enclos funéraires datant de la première époque impériale, trois mausolées monumentaux recouverts de marbre et de travertin, dont deux se présentent avec un tambour cylindrique et un autre, propriété du sénateur de Brescia - M.Nonio Macrino- ayant la forme d’un temple.
Les gros blocs issus de l’effondrement de ces bâtiments apparaissent encore aujourd’hui sous forme de groupes monumentaux décomposés, mais d’accès facile et offrent des renseignements utiles pour la compréhension des différents processus de démontage.
Cette déconstruction commence probablement au VI siècle après J.-C. pour se poursuivre ensuite par étapes, suivant des manières et avec des buts différents. L’endroit a été figé par une dernière et définitive inondation du Tibre vers la fin du XVIe siècle qui a abouti à l’abandon de la rue elle-même.

- Maria Grazia D’AMELIO (Professeur Assistant de Histoire de l’Architecture, Département de Génie Civil), « Démontage et dissection de l’architecture à Rome (XVI-XVIIIe siècles) » [5]

En principe, pour un architecte parler de la démolition de l’architecture est toujours difficile, presque un blasphème, un péché contre nature. À Rome, cependant, le regret pour la perte de monuments tellement exemplaires, qui ont été perpétués dans des anthologies de dessins et d’estampes est mitigée par le fait que l’Ancien a été profondément transformé par la construction de la ville de la Renaissance et du Baroque.
En effet, la plupart des monuments de la Rome antique ont été « cannibalisés » pour en extraire du métal, des briques, de la pierre de taille, mais aussi pour récupérer des éléments architecturaux qui, comme un phénix, ont eu une nouvelle vie dans les immeubles et dans les églises de Rome. Dans le lexique commun, les termes déconstruction et démontage indiquent l’opération « contraire » à la construction. En architecture, cependant, pour déconstruire et démonter un bâtiment on ne procède pas simplement d’une manière contraire à l’acte de bâtir, c’est-à-dire du haut en bas, en commençant avec l’enlèvement de la couverture et de la trame en bois du toit, etc. Pour déconstruire, l’opération est bien plus complexe car les premières manoeuvres de soustraction des éléments constructifs de l’organisme architectural compromettent déjà la statique, en mettant en danger les ouvriers et l’intégrité même des matériaux à récupérer. Bien plus complexe est le démontage des monuments où il faut utiliser des techniques spécifiques, dont les principes sont déjà décrits par Vitruve. Comment c’est le chantier de la déconstruction dans les XVIe et XVIIIe siècles ? Quels sont les outils et les machines pour démanteler, enlever, défaire, déraciner les éléments structuraux des bâtiments ?
Cette étude vise à répondre à ces questions, en s’appuyant sur le corpus documentaire et iconographique qui est, en très peu de cas, généreux d’informations.

In teoria, per un architetto parlare della demolizione dell’architettura è sempre difficile, quasi si trattasse di un atto blasfemo, un peccato contro natura.
A Roma, tuttavia, il rimpianto per la perdita di monumenti tanto esemplari da essere perpetuati da un florilegio di disegni e di stampe è mitigato solo dal pensiero che l’Antico è stato metabolizzato dalla costruzione della città rinascimentale e barocca.
Infatti, la gran parte dei monumenti della Roma antica è stata cannabalizzata per ricavare metallo, laterizi, pietra da taglio, ma anche per recuperare elementi architettonici che, come un’araba fenice, hanno avuto nuova vita nei palazzi e nelle chiese di Roma.
Nel lessico condiviso, con i termini decostruzione e smontaggio si indica l’operazione “contraria” alla costruzione. In architettura, però, per decostruire e smontare un edificio non si procede semplicemente al contrario rispetto all’atto del costruire, vale a dire dall’alto verso in basso, iniziando con la rimozione del manto di copertura e dell’ordito ligneo del tetto, eccetera. Per decostruire l’operatività messa in campo è molto più complessa poiché già le prime manovre di sottrazione degli elementi costruttivi dall’organismo architettonico ne compromettono la statica, mettendo in pericolo le maestranze e l’integrità stessa dei materiali da recuperare. Ancora più complesso è lo smontaggio di manufatti monumentali per i quali è necessario allestire peculiari tecniche, i cui principi sono descritti già da Vitruvio.
Come è organizzato il cantiere per la decostruzione nei secoli XVI-XVIII ? Quali strumenti e quali macchine sono impiegati per smontare, rimuovere, disfare, svellere gli elementi costruttivi degli edifici ? Questo contributo tenterà di rispondere a queste domande, avvalendosi di un corpus documentario e iconografico solo in pochissimi casi generoso di informazioni.


[1] La Rhétorique, Cicéron, Musée Condé, Chantilly, France : Ms 590, fol 13, (vers 1282)

[2] Éléments de bibliographie sur D. Esposito :
Tecniche costruttive murarie medievali. Murature a tufelli in area romana, Rome, 1998 ;
Tecniche costruttive dell’edilizia storica. Conoscere per conservare, a cura di Donatella Fiorani e Daniela Esposito, Roma, Viella, 2005 ;
Architettura e costruzione dei casali nella Campagna Romana fra XII e XIV secolo, Rome, 2005 ;
Il Reimpiego in architettura. Recupero, riciclo e uso. Atti del Colloquio internazionale, Roma, 8-10 novembre 2007, Bernard J.-F., Bernardi Ph., Esposito D. et Dillmann Ph., Foulquier L., Mancini R. éd., Rome, 2008 ;
- Realidad de la arquitectura y técnicas constructivas de los muros medievales en Roma y en Lazio (Italia).Reflexiones sobre la recuperación del opus caementicium romano, Actas del Sesto Congreso Nacional de Historia de la Construcción, I, Valencia, 2009, p. 415-424.

[3] Éléments de bibliographie sur R. Santangeli Valenzani :
Suburbium – Il Suburbio di Roma dalla crisi del sistema delle ville a Gregorio Magno. (Atti del Convegno 16-18 marzo 2000), P. Pergola, R. Santangeli Valenzani,R. Volpe éd., Roma (Collection de l’École Française de Rome), 2003 ;
R. Meneghini, R. Santangeli Valenzani, Roma nell’altomedioevo - Topografia e urbanistica della città dal V al X secolo, Roma (Istituto Poligrafico dello Stato), 2004 ;
R. Meneghini , R. Santangeli Valenzani, I Fori Imperiali – Gli scavi del Comune di Roma 1991 – 2007, Roma (Viviani Editore), 2007 ;
« L’insediamento aristocratico a Roma nel IX-X secolo », dans Rome des Quartiers : des Vici aux Rioni. Cadres institutionnels, pratiques sociales et requalifications entre Antquité et époque moderne (Actes du colloque International de la Sorbonne – 20-21 mai 2005), M. Royo, E. Hubert, A. Bérenger éd.,Paris 2008, p. 229-245
R. Santangeli Valenzani, Edilizia residenziale in Italia nell’altomedioevo, Roma , 2011 (Carocci Editore).

[4] Éléments de bibliographie sur D.Rossi (Archeologa, Funzionario Direttore Archeologo presso la Soprintendenza Speciale per i Beni Archeologici di Roma) :
D.Rossi, « Castel di Guido.Monte delle Colonnacce.Villa romana », dans Archeologia e Giubileo interventi a Roma e nel Lazio nel Piano per il Grande Giubileo del 2000, pp 426-429 ;
D.Rossi, V.Iorio, « Mosaici e sectilia pavimenta dalla villa della tenuta di Castel di Guido,Monte delle Colonnacce,Roma », dans La mosaique gréco-romaine.IX° Colloque International pour l’étude de la mosaique antique. Rome 2000, éd. H.Morlier, Rome 2005, p. 137-147 ;
D.Rossi,V.Iorio, « Nuovi dati dal NordOvest di Roma », dans Suburbium II, Il Suburbio di Roma dalla fine dell’età monarchica alla nascita del sistema delle ville (V-II sec.a.C.), Rome 2009, pp 557-572 (Collection de l’École Francaise de Rome) ;
Archeologia a Massimina. Frammenti di storia del Suburbio romano da un quartiere sulla via Aurelia, éd. D.Rossi, Roma 2008 ;
D.Rossi, « Recenti ritrovamenti tra il V e il VI miglio dell’antica via Flaminia : un tratto di viabilità e l’adiacente area necropolare. 1 L’area archeologica » , Rendiconti della Pontificia Accademia Romana di Archeologia, LXXXII (2009-2010), p. 109-128.
Laura Gasseau, (Architetto) :
G.Jenewein, Die architekturdecoration der Caracallathermen, Wien, 2008.
A. Campanelli éd.), La Civitella, sd, Chieti ;
I. Pasquini Barisi, M. Fagiolo, M.L. Madonna, Villa d’Este, Roma, 2003 ;
Gli affreschi di San Pietro in Valle a Ferentillo, G. Tamanti éd., Napoli, 2003 ;
J.E. Packer, Il Foro di Traiano a Roma, Roma, 2001.

P. F. Chiocci (Archeologa, Dottore di Ricerca in Topografia Antica “Sapienza” Università di Roma
P.F. Chiocci,F. Pompilio, « Osservazioni sulla centuriazione del Salento », dans CNR Beni Archeologici – Conoscenza e Tecnologie, 1,2, Metodologie di catalogazione dei beni archeologici, Lecce-Bari 1997, p. 159-175 ;
P.F. Chiocci, Le divisioni agrarie della Regio VI, Tesi di Dottorato di Ricerca in Topografia Antica, Roma 2000 ;
P.F. Chiocci, Divisioni agrarie antiche, Terracina, “Lo sguardo di Icaro”, La collezione dell’Aerofototeca Nazionale per la conoscenza del territorio, a cura di M. Guaitoli, Roma 2003, p. 459 – 460. P.F. Chiocci, Divisioni agrarie antiche, Media Valle del Liri, “Lo sguardo di Icaro”, La collezione dell’Aerofototeca Nazionale per la conoscenza del territorio, a cura di M. Guaitoli, Roma 2003, p. 460 – 464.

R. Zaccagnini ( Archeologa, Dottore di ricerca in Topografia Antica “Sapienza” Università di Roma)
R. Zaccagnini, « Il quadro topografico : l’età della romanizzazione ; La viabilità ; La definizione degli spazi della comunità : confini sacri ed amministrativi nel mondo romano », dans Luoghi e paesaggi archeologici del suburbio orientale di Roma, S. Musco, L. Petrassi, S. Pracchia éd., Roma 2001, p. 96-99, 247-251 e 261-264 ;
A. Carbonara, A. Pellegrino, R. Zaccagnini, « Necropoli di Pianabella : vecchi e nuovi ritrovamenti », dans Culto dei morti e costumi funerari romani, Internationales Kolloquium (Rom, 1-3 April 1998), Roma 2001, p. 139-148 ;
R. Zaccagnini, « La Carta Archeologica : la lettura diacronica dell’occupazione del territorio, e Catalogo delle presenze archeologiche », dans AA.VV., Nazzano e il suo territorio, Soveria Mannelli, 2002, p. 76-94 ;
R. Zaccagnini, « La Capri degli imperatori romani. Il sistema delle ville », dans Conoscere Capri. Atti del 1° ciclo di conferenze sulla storia e la natura dell’isola di Capri (Capri-Anacapri, novembre 2002-aprile 2003), E. Federico, A. Tafuri, M. Amitrano éd., Pompei, 2003, p. 41-59 ;
R. Zaccagnini, « Scavi e scoperte nel comprensorio “Parco di Roma”. Il mausoleo » ; « La via Flaminia dinanzi gli impianti RAI » ; V« asca e quadriportico. Le terrecotte architettoniche » ;« La necropoli monumentale al VII miglio. Il mausoleo. Strutture a sud del mausoleo », dans Saxa Rubra, G. Messineo éd., Roma 2007, pp. 52-57, 95, 124-131, 178-181, 189.

[5] Éléments de bibliographie sur M.G. D’Amelio :
M.G. D’Amelio, « Building materials, tools and machinery belonging to the Reverenda Fabbrica di San Pietro, used for building Romae from the late 16th to the late 19th century », dans Practice and Science in Early Modern Italian Building. Towards an Epistemic History of Architecture, H. Schlimme éd., Milano 2006, p. 125-136 ;
M.G. D’Amelio, « “Ruzza, ferraccio” e ferramenta della Fabbrica di San Pietro per le architetture di Roma Moderna », dans Il reimpiego in architettura : recupero, trasformazione, .F. Bernard, P. Bernardi e D. Esposito éd., Roma 2008, p. 395-406 ;
- M.G. D’Amelio, « Spingimento e sostentamento » dei pendii secondo Carlo Fontana (1638-1714), Third International Congress on Construction History Relationship between theory and pratice, empiricism and sciente, craft and industrialisation, Civil and structural engineering, 20-24 May 2009, Cottbus, Germany, p. 234-240.