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Accueil du site > Séminaires > Archives des séminaires > 2011-2012 > Dominique Iogna-Prat et Jean-Marie Le Gall

Dominique Iogna-Prat et Jean-Marie Le Gall

Séminaire de recherche - Université Paris 1 et de l’École des hautes études en sciences sociales

L’Église. Monumentalité et visibilité d’une communauté en « régime de chrétienté » (Moyen Âge, Temps modernes, Monde contemporain)
Les mardis de 17h à 19h - Sorbonne, Salle Picard, esc. C (3e ét.)
Thèmes de recherche
Programme

L’objectif de ce séminaire est d’introduire les étudiants de master et les doctorants aux grands problèmes d’histoire de l’Église actuellement débattus dans le monde de la recherche en histoire médiévale, moderne et contemporaine. Le choix de la longue durée et l’ouverture à un nombre respectable de chercheurs venus d’horizons divers doivent permettre d’aborder la question choisie de points de vue méthodologiques différents et complémentaires. On s’intéressera à l’Église en tant qu’institution, dont la visibilité et la monumentalité signent, à partir des années 1200, une incontestable présence dans la sphère publique. Encore convient-il de suivre, au fil du temps, des évolutions et des remises en cause du modèle chrétien, les modes monumentaux de cette visibilité institutionnelle. En la contrastant avec d’autres usages (la synagogue), et en la suivant dans ses extensions jusqu’au Nouveau Monde, on essaiera d’établir dans quelle mesure le contenant (l’église-bâtiment) est (ou n’est pas) en adéquation avec le contenu (l’Église-communauté).
L’horizon offert par les Ateliers Condorcet (qui préfigurent la coopération des partenaires appelés à se regrouper sur le Campus Condorcet) permettra de prolonger la réflexion collective sur l’évolution de la notion de « chrétienté ». Le débat récent sur les origines chrétiennes de l’Europe a associé une religion et un territoire. Même si on laisse de côté la question des origines, pour lui préférer la notion de patrimoine chrétien de l’Europe, l’articulation entre un territoire et une religion à prétention universelle demeure problématique. Parce que, depuis les débuts de l’âge moderne, la chrétienté s’est dilatée hors de l’Occident ; parce qu’en outre l’âge moderne est caractérisé par une territorialisation religieuse, appelée « confessionnalisation » qui associe affirmation nationale et religieuse au détriment d’une chrétienté de plus en plus déchirée et incapable de s’unir pour lutter contre le Turc, lequel devient, par le jeu des alliances, un acteur de la diplomatie européenne. De sorte que la chrétienté fait alors figure de vestige du passé, un passé comme « dépassé » par l’affirmation de nouvelles communautés imaginées, liant national et religieux.