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Accueil du site > Publications > A paru en librairie > 2009

2009

Église et société en Occident

L. Feller, Église et société en Occident : du début du VIIe au milieu du XIe siècle, Paris, A. Colin, 2009 (U. Histoire (Paris)).

Entre le début du VIIe siècle et les années 1050 se joue la christianisation de l’Europe occidentale et se jettent les fondations de sa culture, en même temps que se construisent les sociétés qui l’occupent. L’Église organise à partir du vile siècle la conquête des esprits. Appuyée par les différentes royautés, son action missionnaire est efficace : saint Colomban ou saint Boniface illustrent ainsi cette période. À partir du VIIe siècle, l’heure est à la réforme de l’Église institution afin d’assurer celle de la société tout entière : c’est le but que se fixe Charlemagne et que ses descendants ont tenté de remplir. Le mouvement de rénovation donne lieu à une profonde renaissance culturelle qui permet la réapparition de la réflexion savante en Occident. Malgré l’échec politique des Carolingiens, les programmes élaborés au Xe siècle ne sont pas pour autant abandonnés. Ils trouvent d’autres relais pour leur diffusion, leur approfondissement et leur mise en œuvre. Le mouvement monastique assure à l’Église les moyens de son action, tandis que la papauté, avec l’appui des empereurs germaniques, ouvre la voie au grand ébranlement de la réforme grégorienne.

Plafonds peints médiévaux en Languedoc

P. Bernardi et M. Bourin dir., Plafonds peints médiévaux en Languedoc : actes du colloque de Capestang, Narbonne, Lagrasse, 21-23 février 2008, Perpignan, Presses universitaires de Perpignan, 2009.

Dans le patrimoine artistique médiéval, les plafonds peints ont une place méconnue et pourtant essentielle. Ce volume qui rassemble les actes du colloque tenu à Capestang, Narbonne et Lagrasse les 21, 22 et 23 février 2008, inaugure une nouvelle étape de leur connaissance. L’étude des techniques, souvent savantes et complexes, de construction et d’assemblage des bois y rencontre l’analyse d’un corpus d’images d’une étonnante richesse thématique et chromatique. Des peintres de grand talent côtoient des imagiers plus rustiques. Dans ce domaine d’études encore peu parcouru, les codes iconographiques sont, pour une bonne part, à découvrir. Comprendre les programmes choisis par chaque commanditaire, les comparer entre eux, c’est à quoi se consacre ce volume de plus de 200 pages et d’une centaine d’images.

Le Mot qui tue

P. Boucheron et V. Azoulay éd., Le mot qui tue une histoire des violences intellectuelles de l’Antiquité à nos jours, Seyssel, Champ Vallon, 2009 (Epoques).

Il est des mots qui tuent -symboliquement, lorsqu’il s’agit de ruiner la réputation d’un adversaire, ou physiquement, quand le mot d’ordre se fait slogan. Dès lors, s’interroger sur la notion de violences intellectuelles revient à poser la question de la responsabilité de ces professionnels de la parole que sont les intellectuels. Ce livre collectif entend le faire dans la longue durée de l’analyse historienne : de l’attaque ad personam dans la rhétorique romaine à l’imaginaire guerrier des intellectuels contemporains, en passant par les formes de la dispute médiévale ou de la controverse savante à l’époque moderne.
Dans tous les cas, il s’agit bien de mettre au jour les règles et les usages de la polémique, mais aussi d’identifier les moments où les règles sont transgressées, remettant en cause l’ensemble du système.

Parva pro magnis munera

M. Goullet éd., ‘Parva pro magnis munera’. Études de littérature latine tardo-antique et médiévale offertes à François Dolbeau par ses élèves, Turnhout, Brepols, 2009 (Instrumenta Patristica et Mediaevalia, 51).

Il faudra plus d’un livre pour rendre hommage à l’œuvre de François Dolbeau, et le remercier de ce qu’il a donné à la communauté des médiolatinistes. Ces Parva munera se veulent en prise directe avec son enseignement de la IVe section de l’École pratique des Hautes études, et tentent de montrer que sa parole ne s’est pas perdue. Une trentaine de ses élèves, de ses auditeurs, assidus ou occasionnels, de tous ceux qu’il a aidés tout simplement parce qu’ils le lui avaient demandé, y montrent à quel point sa passion pour les textes tardo-antiques et médiévaux était communicative. Réparties entre histoire des bibliothèques et histoire des textes, hagiographie, homilétique et liturgie, lexicographie, grammaire et stylistique, les trois sections de ce livre restituent une partie de l’enseignement reçu.

François Dolbeau a pris sa retraite de Directeur d’Études à l’EPHE en 2008. Ses élèves et les auditeurs de ses conférences ont souhaité le remercier par un livre d’hommages. Célébrant non pas un collègue mais un maître, ces Parva munera attestent l’impulsion que François Dolbeau a donnée aux études médiolatines dans le cadre de son enseignement.

Contributeurs : Adelaida Andrès Sanz Maria, Mireille Ausécache, Martin Bazil, Gisèle Besson, Anne Bondéelle, Corinna Bottiglieri, Franck Cinato, Jean-François Cottier, Edoardo D’Angelo, Marie-Françoise Damongeot-Bourdat, Lucie Dolezalova, Jacques Elfassi, Michèle Gaillard, Stéphane, Gioanni, Cédric Giraud, Monique Goullet, Benoît Grévin, Anne Grondeux, Jean-Baptiste Guillaumin, Patrick Henriet, Monique Hincker, Maria Valeria Ingegno, Marie-Céline Isaïa, Monique Janoir, Soline Kumaoka, Cécile Lanéry, Jose Carlos Martin, Charles Mériaux, Jean Meyers, Shin Nishimagi, Monique Peyrafort-Huin, Sarah Staats, Patricia Stirnemann, Olivier Szerwiniack, Anne-Marie Turcan-Verkerk, Chiara Verri, Anne Wagner.